Universités d’Eté de l’Economie de Demain : la rencontre des acteurs qui plaident et agissent pour créer un impact positif sur le monde

 

Les 3 et 4 septembre derniers, FAIRE s’est rendu à la première édition des UEED 2019, les Universités d’été de l’Economie de Demain, organisées par #NousSommesDemain, un Collectif initié par le MOUVES, qui fédère plus de 80 organisations qui s’engagent pour une transition sociale et écologique.

 

Vers un nouveau modèle d’entreprise

Pollution, montée des eaux, accélération des bouleversements climatiques : le monde est aujourd’hui à un carrefour et doit relever des défis inédits. Si rien n’est fait, ce sont près de 280 millions de réfugiés climatiques qui risquent de se retrouver déplacés, selon un récent rapport du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Au-delà de l’urgence climatique, c’est également l’urgence sociale qui est à prendre en compte, puisque les inégalités sociales explosent et provoquent des tensions, au nord comme au sud.

Conscientes de l’urgence d’agir, le Collectif #NousSommesDemain invite à changer de paradigme et à développer nouveau modèle d’entreprise. C’était ainsi tout l’enjeu de ces Universités d’été, qui ont vu se succéder une myriade d’intervenants inspirants plaidant pour l’entreprise à impact.

Zoom sur le talk « Changer de regard pour transformer le monde »

Sujet crucial pour FAIRE, nous attendions avec impatience la plénière « Changer de regard pour transformer le Monde » qui a vu intervenir Najat Vallaud Belkacem, ancienne ministre, actuellement chez IPSOS et engagée auprès de Tent Partnership for Refugees et Alice Barbe, co fondatrice de SINGA, partenaire de FAIRE.

Cette intervention a été l’occasion de rappeler que le traitement médiatique autour de la migration s’attache souvent à une vision négative et anxiogène. Ainsi, s’appuyant sur des éléments d’une enquête IPSOS, Najat Vallaud Belkacem décrit les préjugés qui entourent migrants et réfugiés ainsi que les représentations très souvent faussées, notamment des chiffres de l’immigration.

Bien loin de s’enfermer dans une vision pessimiste, les deux intervenantes ont rappelé que le terme de réfugié désigne un statut, et que celui-ci a vocation à être provisoire. Elles nous invitent au contraire à aller au-delà, à nous questionner, à sortir d’une vision de masse et à penser à ces personnes en tant qu’individus, avec une forte résilience, des compétences, un futur.

La phrase la plus impactante du talk est lancée : les réfugiés sont une opportunité pour les sociétés d’accueil ! Chacune de ses personnes a ainsi une véritable aspiration à travailler, à se réaliser et les entreprises ont un rôle prégnant à jouer pour améliorer la perception des migrants et réfugiés mais aussi pour favoriser leur inclusion dans la société.

FAIRE, qui place les réfugiés au cœur de son action, partage totalement ce constat et s’engage pour leur donner les moyens de devenir des entrepreneurs accomplis en France.